Virée dominicale

Date : 20/03/2005
Organisateur : des moards
Participants : d'autres moards en plus des premiers

Quelques photos

Sur le site de la_nouille, ici

Les impressions/commentaires

Gloubiboulga

A 9h, ou presque, ils étaient la. Les furieux, et la furieuse.
Nous pouvions donc compter sur :

  • Sigourney (Honda CB 500 N)
  • Remchar (Suzuki 1200 Inazuma) (qui fait des blagues)
  • Poisse (Yamaha 600 Fazer)
  • Michounette (idem)
  • Elessar (Triumph Sprint RS)
  • Bullfire (Ducati Monster 620 ie)
  • La_nouille (Kawasaki Z750), ainsi que sa charmante passagère
  • Tuonono (Aprilia RSV1000 Tuono)
  • Laurent, que l'on pourra aussi appeler "l'atrophié du bulbe", frère d'un pote des deux cites au dessus (Suzuki 1200 Bandit N)
  • Moi même (Yamaha 1000 Fazer super joli)

Après un petit speech peu écouté (on roule en quinconce, les débutants en tête de peloton derrière moi, on ne double pas si un autre motard est déjà en train de doubler, on double par la gauche et uniquement la voie d'à côté, si on double à plusieurs de suite, se rabattre à droite le plus possible pour que le pote puisse lui aussi se remettre au plus tôt sur la bonne voie … ), la troupe relativement hétérogène est partie de Paris, porte Maillot, par les fameuses A86 et A15 bien connues de tous les arsouilleurs parisiens. Rien de très passionnant, mais cela permet d'un part de commencer à se mettre en jambe, et surtout, d'autre part, de sortir rapidement de la région parisienne bourrée de feux rouges.

Mes cartes n'étant manifestement plus à jour, le roadbook sur son début est un peu foireux, et nous nous sommes retrouvés à jardiner un petit peu pour trouver la bonne route, celle de Dieppe par la départementale 915. Rien de particulier sur cette route très, très droite, et très " embrouillardée " au début, si ce n'est que notre ami l'atrophié s'amuse régulièrement à dépasser le groupe à plein ballons, Yoshimura hurlant et tête dans la bulle.

Mais rapidement, première galère : au détour d'un virage, plus personne dans le retro ! Je regarde, une moto me fait un appel de phare. Demi tour direct : personne au tas mais deux autours de la Ducati. Tiens tiens … Pas grand chose si ce n'est un capteur qui pisse gentiment quelques gouttes d'huile. Rien d'inquiétant, mais le voyant d'huile s'est allumé sous le yeux de notre pauvre Bullfire, dont en plus l'embrayage patinera tout au long de la balade, quand il essaye de mettre du gaz. Bien vue l'excuse ! Je profite de cette " pause " pour taxer le RS d'Elessar, qui lui prend le Fazer. Malgré sa sacoche de réservoir gênante, la moto est très facile à conduire, bien plus en tous cas que le Speed Triple de Nonox, pourtant de la même génération. Alors que le speed demande à être emmené, presque en force, le RS se laisse lui guider aux repose papattes, tout en douceur, et avec beaucoup de vivacité, même monté en BT010. Quand au moteur, la aussi, rien à voir avec le Speed ! Du couple aussi, moins brutal, plus linéaire, mais par contre, nettement plus d'allonge, et avec le pot Racing pas top top homologué, on s'amuse à rentrer les rapports comme un sauvage juste pour faire hurler le trois pattes, très fort de préférence ! Après une petite quarantaine de bornes, petite pause, le temps pour certains de manger quelques gâteaux secs ou boire une goutte d'eau, et c'est reparti.

La, c'est le Tuono de Tuonono que je prends, et lui mon Fazer. Autre moto, autre monde, l'hyper sportivité appliquée au roadster, quel trip ! Aucune douceur, tout qui vibre, pas de retro, angle de chasse fermé de chez fermé … Attention, le virus de l'arsouille guette ! Mais tenu en respect par le fait qu'il s'agit de la moto de quelqu'un d'autre (et qui vaut plus cher à elle seule que les trois miennes cumulées ), je ne tente que quelques sorties de courbes … " Violentes ", dira t on, décidément, le gros couple, c'est vraiment sympa ! Par contre, je ne suis pas fan de la rapidité à la mise sur l'angle, liée non seulement à la vivacité de la partie cycle, mais aussi aux pneus (Dunlop D207RR), qui ont certes un excellent grip, mais quand même . Le moteur est vraiment sympa quoi que je trouve qu'il manque d'allonge à haut régime, mais vu qu'en bas il est plus coupleux que ce dont j'ai l'habitude (et qui pourtant n'en manque pas, mon Mimille), le problème ne se pose pas vraiment.

A l'heure de faire le plein nous nous arrêtons dans une station ( !), à deux pas d'un rond point que nous avons passé, et où les gendarmes faisaient des contrôles routiers (sans radar), heureusement pas sur la route que nous avions empruntée. Mais que nous allions devoir reprendre, et la, on serait à priori en ligne de mire. Pour être bien sur que nous n'aurions aucun problème, tous les possesseurs de moto avec pot non homologué (Poisse, Remchar, La_nouille, Elessar, Tuonono et l'atrophié) se sont sentis très motivés par un petit concert de rupteurs. Donc détour pour éviter nos amis les Schtroumpfs, qui frétillaient d'avance de nous recevoir, stylo Bic neufs en main, et trois carnets à souche par agent, pour être bien sur d'en avoir assez. Finalement, le détour fut très sympa, bien qu'on en ait perdu trois (Michounette, Poisse et Remchar, qui ont décidé d'aller se balader on ne sait trop où ?), rapidement retrouvés à Dieppe. Moyenne horaire : environ 60 km/h. La Sécurité Routière pousse un soupire de soulagement. La Sécurité Stomacale, elle, par contre, fait des bruits bizarres en constatant que malheureusement, nous ne sommes pas les seuls à être allés déjeuner la bas, le port étant plein de touristes manifestement pas super motivés pour nous laisser leur place. Bizarre.

Finalement, nous trouverons une pizzeria vide … De l'autre côté du port, à 150m, que nous avons parcourus en moto, histoire de.

Déjeuner tout à fait sympathique et bon enfant, pizzas un peu trop cuites, mais tout est allé pour le mieux. La fin, en revanche, fut un peu tardive, et poussa nos trois lopettes amis (Elessar, Poisse, Remchar) à rentrer directement, en grande partie par l'autocroute. Tant pis pour eux.

Le groupe en effectif un peu plus réduit est donc reparti de plus belle, longeant la côté, bloqué par les voitures et les touristes, mais se rinçant l'œil comme il le fallait sur tout ce qu'il y avait à voir. Dommage qu'il y ait eu tant de monde, la route aurait bien mérité une petite arsouille gentiment viroleuse dans les courbes qui descendent sur les villes portuaires. Passé Fécamp, nous avons obliqué vers le sud, alors que le Soleil commençait une douce, mais sûre, descente vers les Amériques lointaines. Dans la direction de Bolbec, Lillebonne, Quilleboeuf … Uniquement retardés par l'atrophié du bulbe passé tout seul en réserve, puisque ayant refusé de faire le plein en même temps que tout le monde à la station " des gendarmes ", considérant qu'il lui restait un demi réservoir. Bref … La route se passe à un rythme très tranquille, notre ramolli du ciboulot nous dépassant régulièrement de manière très dangereuse, et nous crachant les décibels de son Yoshimura à la tête, comme une ultime agression à la tranquillité de cette dominicale balade.

J'avais choisi cette voie, puisque je savais qu'il y aurait un passage très sympa entre Lillebonne et Quilleboeuf : le bac ! En effet, pour traverser la Seine dans ce coin, deux solutions : les ponts, ou le bac. Ce dernier ayant toutefois mille fois plus de charme. Et surprise agréable, en plus, il est gratuit pour les motos. Une fois passé Quilleboeuf, notre route nous aura mené vers Pont Audemer, Elbeuf … Que nous atteindrons seulement une fois la nuit tombée. Considérant à ce moment que j'avais un rythme trop élevé, surtout pour Sigourney, j'ai demandé à La_nouille de se mettre juste derrière moi, et elle derrière lui, qu'elle prenne sa roue, puisqu'il a une conduite sûre et calme. Bien entendu, l'atrophié n'a rien compris (pensez vous, trois phrases de suite), et j'ai donc été obligé de m'arrêter un peu plus loin pour à nouveau demander, de manière un peu plus enlevée, le placement des débutants derrière moi, faisant remarquer à Monsieur QI négatif que je lui ai déjà demandé plusieurs fois au cours de la journée de ne pas rouler derrière moi, ce à quoi il ne peut répondre que je lui avais mal expliqué. J'avoue, là, je me suis énervé. Fâché presque rouge. La balade reprend son cours, l'encéphale plate passant loin derrière, et Nounouille enfin derrière moi, me permettant au passage de jauger au mieux la position de Sigourney, et donc l'adaptation (ou non …) de ma vitesse à son statut de débutante de nuit. On continue ensuite à enrouler tranquillement, de ville en ville, puis à un rond point, cherchant la route la plus courte pour Vernon (via Louviers c'est mieux), alors que nous étions arrêtés le temps que je consulte la carte, j'entends une dernière fois le Yoshimura du Bandit 1200 hurler : il part en trombe en direction de l'A13 (Paris). Une bonne chose de réglé ! La troupe repart tranquillement, rattrappe la N15 à Vernon, la suit jusqu'à Mantes, de là attrape l'autocroute, et retour sur Paris.

Ayant perdu toute trace dans mes retros des autres motos, à 120 sur la voie du centre, j'ai décidé d'ouvrir en grand, ou presque, jusqu'à Paris, pour éjecter ce bout chiant comme une journée sans moto. En gros, j'ai roulé entre 180 et 220 jusqu'à Paris, suivi par La_nouille au début qui avait un peu de mal à priori à rouler contre le vent aussi longtemps.


En résumé : une bonne balade qui poutre sa race, à refaire, dans une super ambiance, et un road book vachement moins pourri que ce que je croyais à la base.


Michounette

Malgré une nuit écourtée par Resident Evil 4, je me suis levé à 7H30 dimanche, me surprenant à éprouver le même état d'excitation qu'à l'orée d'un départ pour le grand sud... et ouais, même si on va pas loin, on y a va à plusieurs, et ça change tout

Donc, RV devant le palais des congrès porte Maillot, au début j'avais pas réalisé que c'était un lieu de RV connu de beaucoup de moards, donc je me suis arrêté, j'ai réalisé que je ne reconnaissais personne, puis au loin j'ai reconnu gloubi qui, tel un phare au milieu de la tempête, indiquait le récif amical où j'allai immédiatement m'échouer avec plaisir (c'était le passage poésie ).

Des têtes que je reconnais, d'autres que je découvre (la SDS de tagliatelle et un barbu à la mine peu avenan... ah non c'est elessar qui se la joue Gérard Holtz )

Bon voilà, les moards sont bien là, les moos aussi, ça chambre déjà, tout est normal quoi

Hop départ... bon, je le dis tout de suite, j'ai pas trop consulté le road book vu que j'étais à l'arrière, je me suis contenté de suivre, donc pour les détails sur l'itinéraire cf. le CR de gloubi

Donc voilà, la caravane de 12 motos s'ébranle doucement et moi je suis à l'arrière, où je me branle doucement... gag ! Derrière c'est bien, on peut faire ce qu'on veut, on peut observer tout plein de trucs qui se passent devant, et accessoirement c'est la classe, ça fait "staff", la prochaine fois je mettrai une chasuble jaune fluo comme à la rando roller

Bon, au départ c'est pas folichon, rapidement on se retrouve pris dans le brouillard, ça caille un peu en plus, à un moment on s'arrête, je me dis "ça y est gloubi va jouer les tafioles et nous annoncer qu'une balade avec ce brouillard c'est pas raisonnable", mais non.

J'en profite pour prendre quelques clichés :


brouillard et moards...


brouillard et moards...


c'est pouasse qui est garé comme un porc

Bon, on reprend la route. En gros, dans l'ordre il y a : gloubi devant, qui ouvre la marche tel... euh... un type qui ouvre la marche
suivi en gros des bleubites, bulfire et sigourney
tuonono je sais pas trop où il était, par contre si je l'avais pas en visuel, je l'entendais, putain quel bruit !!!
le type en B12 naviguait (dangereusement, parait-il) parmi tout ça, quand je l'ai vu sa gueule m'a instantanément fait penser aux méchants allemands dans "Taxi", ceux qui gueulent "plus de puissance !!!!!!!!" dans leur Mercos préparée, oui je sais c'est du délit de sale gueule
elessar, je le voyais un peu devant sur son fier destrier qui pourrait bien être ma prochaine meule
nouille et sa SDS... non je dirai rien
remchar, ce vieux pervers pépère qui matait honteusement le cul de... la moto de la nouille bien entendu (si si c'est super joli un Z)
et pour finir, les 2 Fazermen à savoir poisse et moi-même, bah on s'amusait bien, derrière je vous dis c'est la bonne place, c'est comme en classe ou en amphi, en fait

Bon voilà, on roule, des fois on revoit le même patelin deux fois : ce n'est pas un bug dans la matrice mais dans le gloubi, et après il ose se moquer de mon sens de l'orientation, honte à lui !!!

Bon, on roule et pendant ce temps-là, la Ducati de bulfire s'est rappelée qu'elle avait pas encore fait son caprice de star, alors elle a décidé d'allumer le voyant d'huile sans raison apparente... aussitôt, une armée de moard sont aux petits soins : chimi, iono, scan crâne et gaz du sang


Ducati en souffrance... juste derrière rôde un prédateur prêt à la bouffer


Certains, estimant que le problème d'huile de la Mostro est un signe, décident immédiatement de procéder à une vidange en bonne et due forme dans le fossé du coin

Le temps de réaliser que sur une Ducati, tous les voyants ne sont pas forcément à interpréter comme sur les autres motos, nous sommes repartis... à l'arrière vient se joindre elessar, et oui le démon me fait l'honneur d'une visite dans les profondeurs du classement. Alors nous en profitons pour faire des tests de reprise.

Enfin, "reprise"... pour le RS !! Parce que le Fazer, la reprise pure, euh... Premier test, je rétrograde de 6 en 4, elessar tombe un rapport, je suis largué. Piqué au vif, je demande une revanche et cette fois-ci je tombe 4 rapports, bon là j'ai réussi à accrocher le RS, après le problème c'est l'allonge, car au début de l'accélération j'étais déjà à 10000 tours

A part ça, les paysages défilent, tout comme les kilomètres, et nous faisons donc la première pause essence.


La premeière pause essence... sous le soleil, enfin !!


Même à l'arrêt, le Fazmil et le mini Z s'épient du coin de l'oeil...


... sous le regard placide du CB de sigourney... mais à vrai dire, un CB peut-il avoir un regard autre que placide ?


Le tuono a un bon gros couple, enfin normal pour un diesel

Bref, nous continuons notre bonhomme de chemin, l'allure est assez lente, mais au moins on a le temps d'admirer le paysage, la douceur de la campagne normande

Enfin, nous voilà à Dieppe !! Dieppe, son port, ses dieppois et... ses putains de resto tous blindés Bon, rien d'étonnant, il est 14H30, on est dimanche et il fait grand beau... Bon, après avoir cherché en vain, nous avisons un petit rade isolé de l'autre côté du port, du côté non-peigne zizi en fait. Ni une ni deux ni même trois : nous nous y mouvons, et constatons à notre grande joie qu'il y a pas un chat. Aucune entourloupe : l'accueil est sympa, les pizzas pas dégueu, et jusqu'à l'heure de la rédaction du présent, je n'ai pas vômi mes trippes...


Tuonono est content


poisse et gloubi aussi !


la nouille semble pâteux


elessar semble démoniaque

Bon ensuite on repart, on longe la côte vers Etretat... en fait, c'est tuonono je crois, qui dit qu'il connait des petites routes sympa, mieux que celles sur la côte... alors on le suit, en fait c'est vrai que ses petites routes sont très très sympa, ça fait campagne anglaise... le problème c'est qu'on se retrouve bloqué derrière des caisses qui se trainent pendant des km, et en groupe, difficile de doubler !!!

Bon enfin, on finit quand même par arriver au port de je sais pas trop quoi, enfin bref un port avec de l'eau et des bateaux, un port classique quoi.


La côte de l'ouest de la France, quelque part au bord de la mer, avant d'arriver au port de pêche situé lui aussi en bord de mer


Le port de pêche du bord de mer, avec des motos au bord du port qui contient des bateaux de pêche sur l'eau


Quelques moards


Elle déconne peut-être de partout, n'empêche que ça reste la plus belle moo du monde !!!

Bon ensuite, on a réalisé qu'il était ptet un peu tard pour aller prendre un bain à Etretat (pourtant j'avais pris mon maillot !! ), donc on a pris le chemin du retour.

On a pris le bac à un moment (gratos pour les moos ), on a traversé ce que je suppose être la Seine, pour nous rendre d'un côté à l'autre en fait, c'est le principe du bac quoi.


Joli coucher de soleil en attendant le bac


Même le Mostro n'a pas eu le mal de mer !!


Moard sur le pont, scrutant le lointain d'un oeil soupçonneux

Bon ensuite plus de tof car il faisait nuit. Et la nuit y a pas de lumière, et on était tous un peu crevé, surtout les débutants (c'est normal hein, je ne juge personne). Vraisemblablement l'homme au B12 en avait pas grand chose à carrer, ce qui a un peu pourri l'ambiance... enfin bon, honnête comme Lionel Jospin, il a décidé de se retirer de la vie politique quelques km plus loin

A part cette petite anicroche, le retour s'est bien déroulé, personnellement j'avais assez mal au dos, alors j'ai découvert que la sacoche de réservoir fait un excellent oreiller, allongé dessus, juste une main dehors pour la poignée des gaz, à l'abri derrière la bulle, j'étais vraiment confortablement installé

Sur l'A13, chacun a fini par tracer sa route et tout le monde est bien rentré

Une balade sympathique, rythme faible mais en groupe c'est tout à fait normal (c'est l'effet troupeau, le même lorsque l'on marche en groupe sur le trottoir), et puis on a pris soin de s'adapter au rythme de chacun. La seule mini arsouille que je me suis permise, c'était avec remchar devant et poisse derrière, en fait on a décroché du groupe, autrement dit on s'est paumé Ben à cette occasion, j'ai pu constater que, même si ça a le look d'une vieille charentaise avachie, un GSX 1200 bien mené ça envoie sévère et ça accroche grave

Voilà voilà, une bien belle journée en somme et en Normandie - XXL celle-là